Voir l'étude de cas
Passer au contenu principal

Vuidesign

Création site internet plombier : votre client ne juge pas votre travail, il juge le risque

Portrait d'un plombier face caméra

En bref

Depuis le 1er avril 2017, un plombier qui dépanne doit rendre son taux horaire et ses frais de déplacement aisément accessibles sur ses espaces en ligne. Rares sont les sites de plombier qui le font : ouvrez les cinq premiers résultats de votre ville, comptez ceux qui affichent un taux horaire. C’est là que votre page peut se détacher, non pas en promettant mieux que les autres, mais en étant la seule lisible avant l’appel.

« Aisément accessibles sur tout espace de communication en ligne dédié au professionnel. » La phrase vient d’un arrêté de janvier 2017, elle parle de vos prix, et elle est en vigueur depuis le 1er avril de la même année.

Personne ne vous en a parlé. Vous pouvez taper « creation site internet plombier » et comparer trente offres : aucune ne vous dira qu’une partie du contenu de votre future page est déjà écrite, noir sur blanc, dans un texte que vous êtes censé appliquer.

Votre client, lui, n’a jamais lu cet arrêté. Il fait pourtant exactement ce qu’il prévoit : il cherche un prix, il ne le trouve pas, il passe au suivant.


Dépannage : la loi vous oblige déjà à afficher votre taux horaire

Avant de conclure avec un client, un professionnel du dépannage doit lui communiquer son taux horaire de main-d’œuvre, toutes taxes comprises, la façon dont il décompte le temps passé, le prix des prestations facturées au forfait, ses frais de déplacement le cas échéant, et le fait que son devis soit gratuit ou payant.

Le texte ne vous oblige pas à avoir un site. Il dit que sur tout espace en ligne qui est le vôtre, ces chiffres doivent être aisément accessibles. Votre page Facebook compte. Votre fiche Google aussi.

Le devis, ensuite : détaillé, remis avant l’intervention, quel que soit le montant estimé. L’Institut national de la consommation relève que ce même arrêté a supprimé le seuil de 150 euros qui permettait de s’en dispenser. Dans vos locaux ou chez le client, ce n’est pas l’obligation qui change, c’est la forme du document.

Et la note : remise gratuitement, sur support durable, dès l’intervention terminée et avant le paiement. À partir de 25 euros elle est obligatoire ; en dessous, elle l’est dès que le client la demande. Le joint à dix euros aussi, s’il le demande. (Article 5, qui renvoie aux conditions de l’arrêté du 3 octobre 1983 ; c’est le seuil du devis qui a été supprimé, pas celui de la note.)

Ce texte couvre le dépannage, la réparation et l’entretien, y compris le remplacement de pièces qui en découle. Pas vos chantiers de rénovation. Ce n’est pas tout votre métier, c’est la partie où le client décide le plus vite, souvent seul, souvent le soir.

L’article 4 prévoit même d’informer le client qu’il peut conserver les pièces remplacées. On n’écrit pas ça pour un secteur tranquille.

Pourquoi ne trouve-t-on presque jamais de prix sur un site de plombier ?

Parce que les plombiers croient qu’on leur demande un prix total, celui qui dépend de ce qu’on trouve sous l’évier. La loi ne demande pas ça. Elle demande votre taux horaire, le prix des forfaits que vous pratiquez déjà et vos frais de déplacement : des chiffres que vous connaissez avant de sortir de chez vous.

La règle tient en deux lignes. Une heure de main-d’œuvre est une unité standardisable : elle s’affiche. Un chantier ne l’est pas : il se chiffre. C’est la règle que nous nous appliquons à nous-mêmes, développée pour les métiers de la main dans notre article sur la question de l’argent sur un site d’artisan.

Ce n’est pas une théorie. Nous avons construit la page d’un coach sportif autour d’un tarif annoncé, là où il n’y en avait aucun : le récit est dans notre article sur le site internet d’un coach sportif.

Reste l’objection, la vraie : afficher un tarif fait fuir. C’est exact, et c’est le but. Vous perdrez des appels, ceux qui vous prenaient vingt minutes pour finir par dire qu’ils allaient réfléchir.

Un plombier vend deux choses à deux personnes différentes

Il y a le dépannage. Une canalisation qui lâche ne demande l’avis de personne. Les dégâts des eaux représentent 44 % des sinistres déclarés en assurance habitation en 2024, la catégorie la plus fréquente. Un sinistre déclaré n’est pas un appel à un plombier, disons-le franchement. Mais on ne déclare pas une fuite sans que quelqu’un soit venu la réparer, et cette demande-là n’attend aucune recommandation.

Il y a la rénovation. On ne signe pas une salle de bain sans en avoir fait chiffrer deux ou trois. Là, on compare, on relit, on demande des photos de chantiers finis.

Deux clients, deux horloges, deux preuves. Le premier veut savoir si vous venez et ce que ça coûte. Le second veut savoir si vous tenez la distance.

Beaucoup de sites de plombier ne servent que le premier : un bandeau rouge, un numéro, la mention urgence à toute heure. Ils gagnent l’appel de dépannage et perdent le chantier de salle de bain, qui n’a rien trouvé pour se décider.

Comment se choisit un plombier quand l’eau coule déjà ?

Le client ne compare pas, il élimine. Le temps d’appeler trois numéros, il retire ce qui l’inquiète avant de retenir ce qui le rassure : la page sans adresse, celle qui ne dit pas jusqu’où elle se déplace, celle qui promet tout et ne chiffre rien.

C’est un mécanisme de tri, pas de séduction. Votre page n’est donc pas jugée sur ce qu’elle promet. Elle est jugée sur ce qui manque.

C’est aussi pour cela qu’un site peut recevoir des visiteurs sans jamais faire sonner le téléphone, un écart que nous avons décortiqué dans pourquoi mon site n’attire pas de clients.

Les quatre informations qui manquent le plus souvent sur un site de plombier

Votre zone d’intervention, en communes nommées. Pas « et alentours ». Et surtout : ce que vous couvrez la nuit et le week-end, qui n’est presque jamais le périmètre du mardi à 14 heures. Un client qui doit deviner s’il est dans votre secteur appelle quelqu’un d’autre.

Votre délai, celui que vous tenez vraiment. « Je passe dans l’heure » écrit sur une page vous engage un dimanche de novembre comme un mardi creux. Un délai plus modeste et tenu vaut mieux qu’une promesse qui vous transforme en menteur au premier week-end chargé.

Votre taux horaire et vos frais de déplacement. Ce n’est plus un conseil de communication, c’est l’obligation détaillée plus haut. La seule décision qui vous reste, c’est de le faire lisiblement, pas en gris sous les mentions légales.

De quoi vérifier que vous existez. Votre numéro SIRET, vos chantiers réels et non un catalogue de robinets neufs, et votre assurance décennale, dont l’attestation est déjà jointe à vos devis et factures. Elle couvre vos travaux de construction, pas la fuite dépannée un dimanche soir : elle prouve que vous êtes une entreprise, pas une camionnette.

Faut-il créer une page par ville pour être trouvé ?

Non, pas des pages jumelles. Nommer les communes que vous desservez est utile et légitime. Ce que Google range en abus dans ses règles anti-spam, ce sont les pages quasi identiques ciblant des villes différentes qui déversent les visiteurs vers une même page.

La nuance se tient facilement. Une zone d’intervention écrite noir sur blanc, sur une seule page, dit à Google et au client exactement la même chose. Quinze pages où seul le nom de la commune change ne disent rien à personne, pour un gain que personne ne vous garantit.

C’est un des rares endroits où le conseil courant du référencement local et l’intérêt du lecteur divergent. Nous tranchons pour le lecteur.

Création site internet plombier : combien ça coûte ?

Le marché va de quelques dizaines d’euros par mois à plusieurs milliers d’euros en une fois : le relevé des fourchettes françaises est dans notre article sur le prix d’un site internet. Nous ne recopions pas les tarifs de nos confrères.

Notre position est publique : 980 € TTC, prix final, une page à fort impact livrée en dix jours ouvrés. Ce chiffre tient parce que le périmètre est fixé d’avance, exactement comme votre taux horaire tient parce qu’une heure dure une heure.

L’essentiel n’est pourtant pas dans le budget. Vos chantiers propres s’accumulent depuis des années, et sur un écran de téléphone vous ressemblez à n’importe quel dépanneur de passage. Cet écart entre ce que vous valez et ce que votre page en dit, c’est le seul vrai sujet. Une page lisible ne vous vend pas : elle vous rend reconnaissable.

Vous pouvez voir une page construite sur ce principe, dans un autre métier, sur notre projet Yannick Legrain.

Si votre activité s’est compliquée, plusieurs équipes, une boutique de pièces, un agenda à tenir, parlons-en depuis notre page création de site sur mesure.

FAQ : le site internet d’un plombier

Faut-il afficher le tarif de déplacement, ou seulement le taux horaire ?

Les deux, dès lors que vous facturez un déplacement. L’arrêté du 24 janvier 2017 demande le taux horaire, les modalités de décompte du temps, le prix des forfaits et, le cas échéant, les frais de déplacement. Si vous n’en facturez pas, écrivez-le : c’est un argument.

Que risque un plombier qui n’affiche pas ses prix en ligne ?

Sur le papier, un manquement à une obligation d’information. Dans la vraie vie, le risque est ailleurs : le visiteur referme l’onglet et appelle celui qui affiche. La sanction est une hypothèse, l’appel perdu est quotidien.

Un site suffit-il pour être appelé en urgence la nuit ?

Non. Un site ne remplace ni une fiche Google renseignée, ni un téléphone qui décroche. Il fait autre chose : il transforme un numéro trouvé en numéro composé. Précisez ce que vous couvrez la nuit et le week-end, sinon on suppose.

Le devis est-il obligatoire même pour une petite intervention de plomberie ?

Oui. L’arrêté de 2017 a supprimé le seuil de 150 euros qui permettait de s’en dispenser : le devis détaillé se remet avant l’intervention, quel que soit le montant estimé. Signé, il engage les deux parties sur ce qui a été promis.

Faut-il mentionner son assurance décennale sur le site d’un plombier ?

Rien ne l’impose. L’article L. 243-2 du code des assurances vise les devis et les factures, pas les pages web, et cette garantie couvre vos travaux de construction, pas un dépannage. La mentionner reste un bon calcul, c’est une preuve vérifiable.